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Vos parents vous ont élevé, vous ont aimé et vous ont assuré une sécurité financière pendant longtemps. Maintenant qu’ils ont vieilli et que vous avez votre propre famille, les rôles s’inversent : vous voilà proche aidant de vos parents.

Peut-être ont-ils besoin d’aide pour l’entretien ménager, les soins, ou pour gérer leurs comptes bancaires et budget ? Vous vous inquiétez certainement de ce qu’il se passerait s’ils oubliaient de payer leurs factures, ou si l’un d’eux subissait malheureusement un accident vasculaire cérébral ou présentait des signes de la maladie d’Alzheimer.

Finense vous explique ici les circonstances qui peuvent vous amener à aider vos parents âgés ou un proche fragilisé par la maladie ou le handicap à gérer leur argent. 

1. Quand parler de gestion d’argent avec ses parents ? 

Réaliser que ses parents prennent de l’âge et perdent en autonomie est probablement l’une des choses les plus difficiles à accepter dans la vie, à fortiori lorsque cela est dû à un déclin de l’acuité mentale. Des détails simples de la vie quotidienne, comme ne plus ouvrir le courrier ou bien des événements importants, comme l’oubli de votre anniversaire sont des signes avant-coureurs. Vient alors le moment où vous vous demandez si vous devez en parler à votre entourage et à vos parents et prendre des décisions. Mais quand et comment vous adresser à eux et aborder ce sujet si sensible ?

Ce n’est jamais facile de trouver le bon moment pour parler avec ses parents de la gestion de leur argent. Vous pouvez rapidement avoir l’impression de dépasser certaines limites, de trop rentrer dans leur vie privée et de toucher à leur intégrité et à leur indépendance. Pourtant, arrivé à un certain point, il est nécessaire de passer par là et d’entamer la discussion. 

Plus encore, il vous faut prendre conscience et accepter le fait que vous devrez à présent inverser les rôles pour devenir celui qui aide : passer du statut d’enfant à celui d’aidant. 

Retarder cette discussion peut s’avérer coûteux pour vos parents, et ce dans tous les sens du terme. En effet, étant devenus ou sur le point de devenir vulnérables, ils risquent par exemple de faire des dépenses et des achats inconsidérés, d’être victimes d’abus financiers ou bien d’usurpation d’identité, voire contracter des crédits. 

Il vous appartient d’être vigilant et de détecter le moment où cela devient nécessaire d’intervenir. 

2. Comment repérer une perte d’autonomie ?

Si vous vivez à proximité de vos parents et que vous avez la possibilité de leur rendre visite régulièrement, vous avez sans doute déjà une idée de l’état de leurs comptes bancaires. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à vous y intéresser de plus près en leur posant des questions sur la manière dont ils gèrent leur argent en prévision des dépenses futures.

Surtout, soyez attentifs à certains signes et posez vous les bonnes questions.

Prêtez attention aux appels téléphoniques de vos parents : 

  • Des créanciers laissent-ils des messages vocaux à vos parents ?
  • Vos parents sont-ils sollicités au téléphone par des associations caritatives pour faire des dons ? 
  • Est-ce que de nouveaux “amis” dont vous n’aviez jamais entendu parler appellent vos parents afin de leur demander des services ? 

💡 Notre conseil : Essayez de vous renseigner sur l’identité des personnes qui téléphonent à vos parents. Les connaissez-vous ? Sont-ils de confiance ? Ces “nouveaux amis” sortis de nulle part ne sont-ils pas apparus par avidité ? 

Gardez un oeil sur la boîte mail de vos parents : 

  • Vos parents ouvrent-ils tous leurs e-mails ? 
  • Répondent-ils à des inconnus ou à des offres trop alléchantes de bonnes affaires ?
  • Reçoivent-ils des relances de factures impayées ? 

💡 Notre conseil :  N’hésitez pas à vous pencher sur les différents types de mail que vos parents reçoivent. Les offres de transfert de solde et les factures de recouvrement indiquent une mauvaise gestion de l’argent, et les e-mails non ouverts peuvent signaler plus qu’un simple oubli.

Renseignez-vous sur les comptes bancaires de vos parents : 

  • Vos parents connaissent-ils le solde de leurs comptes en banque ?
  • Font-ils beaucoup de retraits ? 
  • Se souviennent-ils de l’ensemble des comptes bancaires qu’ils détiennent ?
  • Ont-ils des chèques sans provision ?
  • Accumulent-ils des factures impayées ?

💡 Notre conseil : Jetez un œil à leur chéquier et regardez s’ils paient bel et bien leurs factures et gèrent correctement leur budget. Par ailleurs, s’ils oublient où se trouvent leurs livrets d’épargne, placements ou leurs assurance-vie vous devriez penser sérieusement à les aider.

Les solutions développées par Finense peuvent vous aider à gérer les comptes bancaires de vos parents âgés en coopération et transparence avec le reste de la famille.

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Analysez les dépenses de vos parents : 

  • Vos parents ont-ils augmenté significativement leurs dépenses ?
  • Avez-vous remarqué qu’ils avaient récemment réalisé de nombreux achats  ? 
  • Misent-ils davantage d’argent qu’avant dans des jeux d’argent et des tickets de loterie ? 

💡 Notre conseil : Examinez attentivement les relevés de compte afin de détecter toute dépense inhabituelle. Peut-être sont-ils victimes d’escroqueries par télémarketing.

3. Comment ouvrir la conversation avec vos parents ?

Un parent âgé peut avoir besoin de l’aide de son enfant pour faire les comptes bancaires et gérer son budget. Mais cela peut générer un sentiment de honte et le faire se sentir en position d’infériorité vis-à-vis de vous. Ce changement de relation entraîne par conséquent un changement de dynamique. 

Cependant, vous aussi, vous pouvez avoir envie d’éviter le sujet. Qui a envie de parler d’incapacité ou de questions de dépendance avec ses propres parents ? Le fait que vous ne soyez pas à l’aise pour avoir cette première conversation avec votre parent est parfaitement logique. Aborder la question de la dépendance d’autrui et de la perte d’autonomie n’est jamais facile.

Si vous pensez que votre parent ne prendra pas au sérieux cette conversation ou bien qu’il décidera de tout simplement l’éviter et ne pas vous écouter, vous pouvez par exemple demander à quelqu’un de s’en charger pour vous, comme un ami proche de la famille ou proche de votre parent. Il sera peut-être plus facile pour lui d’être ouvert  à la discussion avec quelqu’un de son âge ou d’extérieur à la famille que d’entendre ces mots de la bouche de son propre enfant. 

Quoi qu’il en soit, ne tardez pas trop pour proposer votre aide en ayant à cœur de faire ensemble et non pas à la place de vos parents, surtout en ce qui concerne la gestion de leur argent.  C’est justement ce que permet Finense.

Si vous ne savez pas par quelle phrase commencer, voici 5 phrases pour commencer à parler de futur et d’argent avec ses parents âgés